Présentation
Le loup est un mammifère.# Poids : 12-80 kg à l'état sauvage, en fonction de la sous-espèce, de l'individu et du sexe. Des individus exceptionnellement plus lourds ont été observés, et un loup gris mâle de 90 kg est assez courant en captivité (ex: Garou à Sainte-Émilie de l'Énergie au Québec en 2007). La femelle est plus légère que le mâle.
# Taille du corps : 100-150 cm, queue : 31-51 cm, hauteur au garrot : 60-95 cm.
# Coloration : Le plus souvent un mélange de beige et d'anthracite, mais aussi noir, blanc ou fauve. Poils du dos beiges avec la pointe noire, formant une sorte de légère crinière. On ne trouve pas de poils complètement noirs. En revanche, on observe souvent sur les pattes avant une ligne nettement plus sombre.
# Chromosomes : 78, comme le chien
# Denture : 42 dents (32 chez le louveteau, denture définitive à 7 mois). Les canines ou crocs mesurent 6 à 7 cm dont 2 cm enchâssées dans la gencive. Les crocs servent à mettre à mort une proie. Pour la dépecer, le loup utilise ses incisives tranchantes. Les muscles de la mâchoire sont puissants et lui permettent de broyer des crânes ou de déplacer une proie trois fois plus lourde que lui (et même plus dans le cas de l'orignal ou du bison).
# Répartition : le loup est un animal de l'hémisphère nord. Europe, Amérique du Nord, Asie, Proche et Moyen-Orient
# Cri du loup : Le hurlement
# longévité: une dizaine d'années dans la nature et 10 à 17 ans voire exceptionnellement 20 en captivité
Alimentation
Les loups sont des carnivores. Dans le Grand Nord, les loups préfèrent manger des petits rongeurs, les lemmings, plutôt que les rennes, pourtant plus charnus. Les loups traquent les rongeurs parce qu'ils sont proportionnellement beaucoup plus gras que les rennes. Cette graisse stockée par l'organisme des loups les protège du froid. Ils mangent aussi des insectes ou des champignons lorsqu'ils ne trouvent rien d'autre .
Reproduction
Le loup atteint sa maturité sexuelle à 3 ans pour le mâle et 2 ans pour la femelle. La saison des amours a lieu, selon les régions, de janvier à mars. Au terme d'une gestation de 61 à 63 jours, la femelle met donc bas entre mars et juin.
Les portées comptent trois à huit louveteaux de 300 à 500 grammes, que leur mère allaite à l'aide de ses 5 paires de mamelles.
Particularités
La morsure du loup atteint une pression de 150 kg/cm², soit le double d'un gros chien.
Le loup est un bon nageur et un meilleur coureur encore : sa vitesse de pointe est de 45 à 50 km/h, et il peut parcourir jusqu'à 60 km en une nuit (un record de 190 km est attesté[réf. nécessaire]).
Son odorat lui permet de détecter un animal à 270 m contre le vent et sa morphologie lui offre un angle de vision à 250° (180° chez l'homme). La nuit, les yeux du loup paraissent phosphorescents car ils sont tapissés d'une couche de cellules, le tapetum lucidum, qui lui permettent de voir aussi bien que le jour.
L'audition du loup lui permet d'entendre des sons jusqu'à 40 kHz (20 kHz chez l'homme), il perçoit notamment d'autres loups hurler jusqu'à une distance de 6,4 à 9,6 km.
Les battements cardiaques ont une fréquence de 90 pulsations par minute, jusqu'à 200 lors d'efforts importants.
La fréquence respiratoire est de 15-20/minute, jusqu'à 100 lorsque le loup halète.
Un dépouillement d'archive non exhaustif dans les registres paroissiaux menée par Jean-Marc Moriceau dénombre plus de 1100 cas de prédation de l'homme par le loup, nettement distingués des décès suites à des morsures de loups enragés (plus de 400 à partir des mêmes sources), en France (territoire métropolitain actuel), entre les années 1580 et 1842. Les victimes sont en très grande majorité des enfants ou adolescents isolés. Cette prédation de l'homme, jugée inhabituelle par les contemporains eux-mêmes, pourrait être favorisée (selon l'auteur de l'étude) par les guerres et troubles politiques qui, en parsemant les campagnes de cadavres sans sépulture, développeraient chez une minorité de loups un goût pour la chair humaine. Bien que marginaux vis-à-vis de la mortalité sous l'Ancien Régime, ces cas ont eu une grande répercussion sur la population et sur l'imaginaire collectif, nourrissant la peur et la haine du loup.
Pourtant, contrairement a ce que veut le faire croire la croyance populaire, et ses détracteurs (notamment certains éleveurs et chasseurs), les seules attestations d'attaques de l'homme par des loups, en France, n'ont été recensées que dans des actes de décès (consignés dans les registres paroissiaux sous l'ancien Régime), ce qui ne constitue pas une preuve absolue. Les seuls conflits réels n'ayant été constatés de surcroît que dans des cas ou l'homme serait venu attaquer le loup, lorsqu'il aurait dérangé des mères cherchant a protéger leurs petits, ou en période de famine prolongée.